Combien rapporte le plus cool métier du monde?

2016-05-19_p1

 

N.B. Je ne voudrais pas que cette note soit interprétée comme une plainte. Chacun ira de son sentiment personnel, mais pour moi, je crois que je fais assez d’argent. J’ai pas de difficulté à manger ou à payer mon loyer. Et moins tu te fais payer, plus tu es libre!

16 réflexions au sujet de « Combien rapporte le plus cool métier du monde? »

  1. Faire ce qu’on aime c’est toujours plus enrichissant!

  2. Oui mais je suis pas dans cette catégorie, je crois, vu que je suis pas une personne seule. Mon chum et moi on fait un salaire comparable et on se splitte les coûts, je pense que ça fait une grosse différence.

  3. Pour vivre, dans mes dernieres annees, je travaillais sur les livres des autres (22 000), plus les contrats occasionnels (3 000) et les droits-subventions (1 200). Rien de formidable, mais on ne travaille pas dans les livres pour l’argent, sinon j’aurais continue a faire de la mise en page de circulaires.

    10%, c’est si ton editeur est genereux. Generalement c’est 5 a 8%, et d’apres certains auteurs, des maisons d’editions payent en invendus (et ce ne sont pas des petits editeurs).

  4. Par curiosité, quel genre d’heures de travail par semaine ce travail te demande-t-il? Te donnes-tu des buts par rapports a combien de temps tu travailles sur un livre et comment souvent tu veux/peux en publier? Et pour les collaborations, comment cela fonctionne? (ok, je m’excuse pour tout les questions, mais j’avoue que tu m’as surpris avec tes informations — c’est quant meme malheureux que si peu d’argent te reviennent de ton travail… mais au moins, tu as la chance de faire quelque chose que tu aimes…)

    -D

  5. J’ai vendu mes propres BD dans plusieurs pays vers la fin des années ’90, à mon compte… et à perte :) Les coûts de production dépassaient les revenus de mes ventes (heureusement, j’avais un autre emploi). Je le referai, mais avec d’autres médias que l’imprimé (car impression + poste, et faut vraiment vendre beaucoup de copies pour arriver). Respect… Heureusement, tu tombes du côté positif, et tu fais de l’excellent boulot!

  6. @Denis Heures de travail: très variable! Je peux être un mois à rien foutre, à flâner dans les rues et les parcs, et un mois à travailler non-stop même la fin de semaine de genre 10h le matin à minuit. Le plus souvent, c’est un mélange des deux. J’ai commencé travailler moins la fin de semaine depuis que je vis avec mon chum. Mais faut dire que j’ai la chance de travailler rapidement et de savoir bien gérer mon temps (et de dépenser très peu).

    Je ne compte jamais mes heures. Je pourrais, mais je préfère compter les pages que j’ai faites pour me motiver! Je me fais souvent des petits échéanciers que je colle sur mon mur pour voir la progression dans mes projets.

    Pour les collaborations, comment ça fonctionne: tu veux dire pour l’argent? Quand j’ai fait l’Ostie d’chat avec Iris, on s’est tout splitté 50/50. C’est pas mal le seul projet collaboratif professionnel que j’ai fait (en B.D.)

  7. Y’a une chose que j’ai réalisé y’a pas si longtemps, c’est que quand tu fais ce que tu aimes vraiment dans la vie, la vie te coute moins cher.
    En tout cas, lâche pas!!! ^__^

  8. Merci d’avoir fait ça! Je pense que ça peut éclaircir les choses pour beaucoup de gens.

    PS : C’est drôle, t’écris « 2,8$ » plutôt que « 2,80$ ».

  9. Salut zviane!
    Ma dernière année ressemble à ton 2010, (vive le DPP! )
    Je galope sur plusieurs projets passionnants en même temps. Donc en effet je dépense peu car occupée.

    Le problème ça fatigue un peu les amis et famille si je réponds souvent que je suis « occupée », alors que je gagne si peu! Yaurait une BD à faire sur le sujet…

  10. Bravo!
    Ça rend très visible le fait qu’il faut acheter les trucs des artistes si on veut qu’il continu à faire ce que l’on aime. :)

    Je ne vois riens de PowPow. Je croyais que c’était comme ça que certain artiste pouvaient vivre (avoir une maison d’édition).

    Et le marché anglophone, ça fonctionne bien?

    Je te souhaite une année 2016 très payante! :)

  11. Zviane, tu clash carrément dans la société de consommation / « eille t’as tu vu mon salaire est meilleur que le tien DONC je dois être meilleur ». HaHa! Sérieusement, je ne sais pas comment tu fais pour vivre avec si peu, ça m’impressionne. En tout cas, dans la case : c’est un salaire mais c’est PAS de l’argent, tu kick des culs :). Tu m’as redonné le sourire à moi et à ma soeur dans les pires moments. Un OSTIE de gros merci. Et merci pour cette publication!

  12. Je donne un petit cours de ukulélé par semaine à deux enfants et on se filme et on met ça sur youtube. :D

  13. Merci, Zviane, d’avoir partagé.
    J’ai un café littéraire à Montréal, et je suis dans une situation financière semblable à la tienne.
    Et c’est vrai ce que tu dis, quand on fait ce que l’on aime, on n’a pas tant besoin d’acheter des bébelles.
    En passant, on loue la salle du café, si jamais tu veux donner un atelier privé.
    https://www.facebook.com/AtelierLitteraireDeCongeDeCuisine/

  14. Salut,

    Merci pour cette très généreuse illustration de ce qu’est ton univers. Ça me rappelle ce que j’ai divulgué en ligne, au sujet de Misteur Valaire, pendant 6 ans.

    Déjà pour moi, venant du milieu de la musique (et étant éditeur de musique, aussi), ce partage 90%-10% au profit de l’éditeur me semble tout droit sorti d’une époque en noir et blanc, en 72dpi…

    C’est vieux. Ça sent le grenier. Ça pu l’archaïque… On est rendu à 75%-25% au profit de l’artiste, en musique. Et souvent pas pour la durée du droit d’auteur, mais pour 5 ou 10 ans.

    Les bons vieux éditeurs avec le foulard dans le coup te diront «Mais ça prend de l’argent pour imprimer, distribuer, mettre en marché… et faut prendre ce risque!». Foutaise… de première classe.

    On est à un clique de l’Australie. On est à un doigt du «Save As PDF» ou «Save As ePub». On est à l’ère où l’offre connecte directement avec la demande. On est devant une génération Z, Y, et X qui ont le nez collé sur du RGB plus que du CMYK. Et quoi…? Les amis éditeurs prétendent encore qu’ils sont les grands incontournables? Parce que, EUX, ils ont accès au bar ouvert des subventions… Ce bar ouvert qui privilégie platement la production au rayonnement, comme ose désormais dire Monique Simard de la SODEC.

    Je t’invite à explorer la «Socio-Philantropie». À essayer de vendre une «relation» plus qu’un «produit» (où, présentement, ton «Monsieur 90%» se sert allègrement au passage, subventionné, de surcroît); à monnayer l’«accès», la «primeur», l’«exclusivité», plus que la «possession».

    Et, bizarrement, le peu de revenus issu de tes produits dérivés – les vrais, les réels, ces biens rivaux, en papier, ceux qui font office de pièce de collection – moins leur coût de fabrication et d’expédition – représentera certainement de 6 à 8 fois plus de revenus dans tes poches… En plus de tes subventions à l’écriture, de tes cachets de conférences, de tes ateliers de dessin, d’écriture et de tes oeuvres de commandes.

    Bonne chance !
    Guillaume Déziel

    P.S.: (Pour allez prendre un café, c’est par ici : https://guillaumedeziel.com/contact/)

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