Nowness

Aujourd’hui c’est la manif pour le climat.

On dit qu’il va y avoir une grosse mobilisation, il y a Greta Thunberg qui vient à Montréal.

Je me réjouis parce que pour une fois, on a un thème qui concerne vraiment tout le monde. Toute la planète pourrait se mettre d’accord là-dessus, peu importe la nationalité, c’est le premier grand enjeu mondial dans l’histoire de l’humanité, peut-être. C’est comme dans Watchmen, la grosse menace extra-terrestre, qui apaise les tensions entre les grandes puissances économiques; sauf que la menace n’a pas besoin d’être extraterrestre, elle a juste besoin d’être extra-humains.

Néanmoins, il y a quelque chose qui me gosse profondément dans le discours qui tourne autour tout ça. C’est le mot « futur ». le hastag #fridayforfuture. Le slogan qui veut qu’on sauve la planète, qu’on sauve les humains, tout ça. Qu’on fait ça pour plus tard.

Ou quand on place les humains dans une position d’oposition avec la nature. Genre, « l’humain détruit la nature, et il faut cesser ». Je vois pas ça comme ça, je vois plutôt la nature qui s’auto-régule. Un mécanisme naturel tellement bien foutu qu’il fait monter la température pour rétablir l’équilibre, comme une fièvre.

Pour moi les tensions qui crééent des guerres,  la température qui augmente, les humains qui s’entretuent, c’est pas des phénomènes causés par l’homme, c’est des phénomènes causés par la nature,  comme les tremblements de terre ou les épidémies. Il n’y a pas de différence entre un nid de thermites et un gratte-ciel à condos. Nous sommes la nature!

Je crois profondément à l’impératif de respecter la nature. Mais pas pour le futur! Pour le présent! Il faut respecter la nature dès le présent, pas dans le but que ça fasse quelque chose plus tard!

Le passé n’existe plus et le futur n’existe pas encore; la seule chose qui existe vraiment c’est le présent. Ça veut dire que la nature aussi n’existe que dans le présent, et je pense que notre attitude vis-à-vis la nature devrait valoir dans le présent immédiat.

Si tu veux agir dans l’optique de sauver les humains ou les espèces animales, c’est peine perdue, il est déjà trop tard. Mon blogue s’appelait La plus jolie fin du monde. Je disais qu’il était déjà trop tard, que c’était la fin du monde et que la seule chose à faire, c’était de faire en sorte que ça finisse de la manière la plus jolie possible.

C’est peut-être pour ça que j’ai déjà fait le deuil, et que l’extinction massive d’humains, d’animaux et d’écosystèmes ne m’effraie pas. Si c’est pas tout le monde, il va y avoir mettons 50% de la population humaine mondiale qui va mourir et c’est très bien comme ça… la sélection sera très « injuste », vu que la justice est un concept humain qui ne se retrouve pas dans la forêt. Et on va devoir faire avec.

C’est un amour profond de la nature qui m’engage à la respecter, pas ma peur de perdre quoi que ce soit dans le futur. Nous perdrons sans doute, et c’est très bien comme ça.

Je fais confiance à la nature! Elle est plus grande que moi. Pis je vais aller scener à la grosse marche tout à l’heure.

À propos de zviane

J'aime le blé d'inde.
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Une réponse à Nowness

  1. Marie-Claude dit :

    ce texte est parfait et ça me fait sentir étrangement moins anxieuse. Merci belle âme!

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