Ping-pong – 2.4 Pratique (2/2)

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À propos de zviane

J'aime le blé d'inde.
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14 réponses à Ping-pong – 2.4 Pratique (2/2)

  1. Anonyme dit :

    C’est quoi l’intérêt d’être moins paresseuse en dessin?

  2. Adrien dit :

    Je me pose des questions semblables en ce moment. Je ne sais pas me tenir à la discipline d’un carnet, je crois que je préfère les feuilles volantes mais au bout d’un moment je jette tout car ça encombre. Vous avez des conseils pour tenir un carnet ?

  3. zviane dit :

    Anonyme: que le dessin devienne plus facile!

    Adrien: je viens de dire que je suis incapable de tenir un carnet, je suis mal placée pour donner des conseils!… :P

  4. Sacha dit :

    Moi j’ai toujours été un teneur de carnets, mais depuis que j’ai un auto, ma quantité de dessin d’observation a grandement diminué. Avant, je prenait le transport en commun et je dessinait tout les gens que je voyait et je trouve maintenant qu’il y avait une richesse dans mon dessin que je commence a perdre. Mon objectif était de toujours remplir au moins 10 pages par jour. J’essaye moi aussi de recommencer a maintenir un carnet régulier.

  5. Sven Hakkins dit :

    L’appétit vient en mangeant.

  6. singeon dit :

    Le plaisir, l’envie d’essayer, s’en foutre de rater, faire du dessin ou d’autre chose, être bordélique. Arriver à être content de quelques dessins quand même sinon bonjour le courage pour continuer. Varier ce qu’on sait faire et ce qu’on sait pas faire…

    Certaines personnes sont des gens à carnet, d’autres pas, aucune étude ne montre que les uns soient meilleurs que les autres.

    Et Charles Schulz disait un truc un peu comme Pascal Giard « Si je sais pas dessiner un objet, je le dessine trois fois, et ensuite c’est bon ». Citation super approximative.

  7. naw dit :

    J’ai l’impression que l’implication que requière la pratique de la musique est différente de l’implication que requière la pratique du dessin, autant la première je la trouve absolument indispensable parce qu’elle ouvre à une maîtrise qui (je crois) ne se trouvera pas prisonnière de cette connaissance du geste nouvellement acquis, alors que la seconde me paraît intuitivement plus dangereuse, au sens où si elle est mal dosée elle peut abîmer irrémédiablement un truc dans l’identité du faiseur… je veux dire qu’un dessin d’enfant aura toujours quelque chose d’absolument étonnant, alors que ce même enfant devant un piano ne saura pas y faire sans apprentissage… mais c’est peut-être une idée reçue de la musique ou du dessin que j’ai… Sinon je trouve un carnet rempli de notes tout aussi réjouissant qu’un carnet rempli de dessins.

  8. zviane dit :

    Je suis plus ou moins d’accord. Le « n’importe quoi » qu’on entend d’un enfant qui pioche sur un piano, c’est un peu comme quand un enfant prend un crayon pour la première fois et fait des ronds ou du n’importe quoi. Quand j’étais prof de piano en 2004, j’ai demandé à 2 de mes petites élèves les plus motivées à faire une composition (elles avaient 8 et 9 ans, je crois). Je leur ai montré comment écrire de la musique, elles sont arrivées avec leurs idées et j’ai tout mis ça ensemble. Le résultat était superbe d’inventivité, les deux sont arrivées avec des choses complètement différentes, aussi étonnantes que des dessins d’enfant!…

  9. Guillaume dit :

    Je viens de découvrir votre blogue, après avoir découvert L’ostie d’chat, et je vois que vous êtes musicienne également. Cool.

  10. Olivier dit :

    Salut, je suis un illustrateur professionnel depuis plus de 15ans , j’ai bossé en dessins animés et maintenant en jeux vidéos. Je veux juste t’encourager en te disant que moi non plus je ne suis pas fort sur le dessin d’observation, c’est pas grave.. J’utilise des références et puis tant pi :)

    PS j’aime beaucoup tes dessins, fais toi pas un sang d’encre pour ça.

  11. Joanne Martel dit :

    Je connais bien ton désir de tenir un carnet sur le long terme. Mais moi aussi par moment je manque de discipline et fini par lâcher pour un moment, le geste du dessin d’observation prend beaucoup de temps avant de devenir naturel, et presque  » automatique  ». Un de mes professeurs de dessin appelait ça de la gymnastique… c’est pas pour rien
    Mais il existe aussi d’autres exercices qui permettent de  » créer de l’intérêt  » ou à la limite simplement se pratiquer et peut-être s’étonner.
    Je t’en propose 1 qui m’avait beaucoup aidé à arrêter de juger instantanément tout les dessins que je faisais selon leur ressemblance avec la réalité.
    Il faut une période de 4 heures, et un scketchbook de plus de 50 pages. Ensuite, choisir un objet – sujet qui t’intéresse et que tu aime. ( Pour ma part, j’avais choisi un livre de photo des années 20… ). Le but de l’exercice et de produire dans les 4 heures un minimum de 50 dessins. C’est l’amour du geste et non du résultat… C’est idéal si tu le fais avec d’autres amis qui dessinent aussi, et quelqu’un surveille le temps.
    Ensuite, fermer le cahier, et le cacher quelque part. Ne pas le réouvrir avant un minimum de 2 semaines.

    ;) Un peu comme un récital. Quand le morceau est commencé, on reste au tempo, tu ne peux pas juste t’arrêter parce que tu fais une fausse note.

  12. Robin dit :

    Whaouw, vraiment cool toutes ces notes ! Ca renvoie à des tas de questions qui reviennent souvent (pratique/théorie, quel nom donner aux choses…). En tout cas je trouve tes BDs toujours plus fun à lire et bien écrites (et très bien rythmés, c’est certain). Un truc sur les 10.000 heures de travail peut être nécessaires pour maîtriser une technique (c’était dans la note d’avant, mais je suis en différé : ) : je ne pense pas que la maîtrise technique d’un médium (la narration, la peinture, la musique, etc,) soit indispensable à produire quoi que ce soit d’intéressant. De même que de parfait amateurs peuvent être incroyablement touchants, on peut être hyper pointu dans un domaine, et ne rien en faire.
    Au final, c’est l’envie de faire des choses qui prime. De retour chez moi, il faudra que je choppe une lettre de Pasolini à un de ces amis, qui lui disait en gros ceci (je posterais le texte plus tard si j’y repense) : « Tu te plains de n’arriver à rien faire à cause de la torpeur de la ville : c’est ta faute, puisque tu n’arrive pas à la vaincre. Rien n’est plus satisfaisant qu’une journée de travail, mais se mettre au boulot c’est toujours vaincre un malaise, un dégoût au départ. Si tu n’arrive à rien, écris de la mauvaise poésie, il en restera toujours quelque chose. »
    Je crois que c’est pour ça que parler de médiocrité (ce qui désigne effectivement un moyen terme) est souvent plus péjoratif que de dire d’une chose qu’elle est mauvaise. Médiocre, ça revient à dire qu’il n’y à pas eu de tentative, que rien n’à été vaincu. Quelque chose de totalement prévu à eu lieu sans aucun enthousiasme.
    Alors qu’on peut être extrêmement enthousiaste et se vautrer. Essayer vraiment fort et se planter. Faire un truc mauvais et en même temps en avoir appris beaucoup….
    … mais je divague je crois.
    Faudrait plus de temps, et puis ce commentaire va finir par être trop long… : )
    Merci pour toutes ces pistes de réflexion en tout cas !

  13. Norel dit :

    Très intéressantes ces réflexions !
    Je faisais du carnet régulièrement, au début pour faire plaisir à mon prof de dessin, ensuite par inertie. Aujourd’hui, des années plus tard, je dessine de moins en moins (je n’en ai pas fait mon métier), et toujours des portraits, la seule chose qui me donne assez envie. Par paresse peut-être, par manque d’envie aussi. S’il y a une méthode pour se créer de l’intérêt je suis preneur aussi !
    Je vais tenter la méthode des 50 dessins en 4 heures…
    Par ailleurs, considérer chaque exercice de dessin comme un ajout de plus dans son répertoire mental, ça me semble très juste ! Un mélange d’interprétation de ce qu’on voit et ce qu’on comprend du sujet, c’est cela pour moi qui donne un bon dessin.
    Continue Zviane, tes travaux sont super !

  14. Élise Paradis dit :

    Salut chère!

    Ta bd est foisonnante d’idées! J’adore ça.

    C’est mon papa qui me l’a montré, parce que j’ai de la difficulté à mettre de l’ordre dans ma répartition de temps, dans la vie et plus précisément par rapport à ma pratique de violon ;)

    Merci, c’est motivant de remettre les choses en perspective.

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