Ping-pong – 3.3 Modèles esthétiques

pp076
Vous êtes pas obligés de lire l’analyse, mais au moins écoutez la toune; c’est un de mes préludes préférés, c’est malade, et c’est simplissime. Il termine à 4:27 (après c’est la fugue).

Untitled
Untitled
pp079
pp080
pp081
pp082
pp083

À propos de zviane

J'aime le blé d'inde.
Ce contenu a été publié dans Ping-pong. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

23 réponses à Ping-pong – 3.3 Modèles esthétiques

  1. Nicolas Cousineau dit :

    Salut Zviane,

    Juste un petit commentaire sur ton analyse: mesure 28, la « grosse irrégularité rythmique » n’est en fait que l’augmentation au double de la première figure de la mélodie. ;-)

    Bravo! pour l’ensemble de ce que tu as fait jusqu’ici dans cette série. J’ai vraiment hâte de voir la suite.

    Nicolas

  2. zviane dit :

    Je ne suis pas sûre de comprendre; le double de « croche – noire pointée – croche », ce serait « noire – blanche pointée – noire », non?…..

  3. Hank Svenski dit :

    Simplifions, puisque c’est la coutume ici:

    mépris
    prétention
    ignorance
    facilité
    mégalomanie
    truisme
    simulacre
    induction
    lapalissade
    chimère
    robotique
    jauge
    dogme
    amblyope
    espoir
    désolation

  4. Resistor dit :

    En création, tout est permis. Il n’y a aucune règle. On peut même adorer les règles et ne jamais les transgresser. Rien d’interdit. :)

  5. zviane dit :

    Kevin/Sven/Hank, je ne comprends pas ce que tu veux dire. Tu me trouves méprisante, prétentieuse, etc?…. Ou bien ce que je dis? Ou bien les modèles esthétiques?

  6. shan dit :

    @Kevin/sven @Zvianne

    J’ai une théorie sur le post de @Kevin/svenk

    Voici mon avis sur son commentaire :
    Trompeur
    Retord
    Outré
    Lourd
    Lent

    Mon avis sur tes derniers : j’adoooore. :]

  7. zviane dit :

    Wo wo wo!… Shan: tes intentions sont bonnes et j’apprécie, mais je préférerais pas lire d’attaques dans les commentaires. Merci!

  8. Hans Snekvik dit :

    Jekyll, maintenant:

    Charentonesque
    Stoïcisme
    Magnanimité
    Ingénuité
    Sémème
    Humilité
    Émerveillement
    Enthousiasme
    Passion
    Candeur
    Nostalgie
    Démesure
    Jouvence
    Rigolade
    Boudin
    Diogène

  9. Kevin Shanks dit :

    @Shan @Zviane : Tango

    @Sylvie-Anne

    Désert et eau-de-vie

    S’il n’y a que la souffrance
    Qui nous prenne par la main
    Pour alléger nos errances,
    On ne fait plus le malin:
    On embrasse sa présence
    Au moins jusqu’au matin,
    Puis c’est la pénitence
    Et le soir, elle revient.

  10. naw dit :

    Ecouter la musique en suivant la partition annotée c’est une jolie expérience même si je ne connais rien à la théorie musicale et qu’énormément de choses m’échappent. j’ai l’impression de entrapercevoir la part du miraculeux qui se cache derrière la partition.

  11. meyle dit :

    On reçoit le choc de la première écoute..
    On veut réentendre, lire la partition si c’est écrit, détailler le mystère.
    En classique : cette fausse relation « à pic », cette résolution attendue mais évitée (de justesse), cette heureuse erreur constante – Apollon Musagète de Stravinski -, en pop, cette distorsion de voyelle, cette sifflante exagérée, cet amortissement de la queue du son, cette fin a cappella – Laugh I nearly died, MJagger -,
    ces micro-intervalles de l’oud de Fawaz Baker,
    ces, ces..
    Quel est le lien, le rapport ?
    Celui de cette jeunesse d’admiration et d’enthousiasme, qui nous fait croire beau en soi-même tout ce que féconde notre jeune et pédagogique énergie. (Les plus belles oeuvres sont souvent celles de nos 17 ans..)
    On verra des gens apprendre par coeur tel mémorable match de foot, analyser minute par minute les intuitions et les solutions apportées par chaque joueur..
    Comme on en voit faire une partie de championnat du monde d’échecs, ou une course de Valentino Rossi
    Cette course de moto, cette chanson pop était une quiche indifférente, avant le pointage de l’initiateur avisé
    Mais il n’est pas si fréquent de rencontrer des Alain Mimoun passionnés-passionnants, nous raconter leur marathon, ni toujours facile d’avoir la modestie de prendre la simple place du spectateur.. ou de l’élève prêt à écouter, recevoir

  12. Antonius Block dit :

    Bonjour et bravo pour ton travail prolifique en ce moment, c’est toujours un plaisir de te lire.
    Puisque tu as l’air d’avoir pas mal cogité sur ce morceau, tu sauras peut-être enfin m’expliquer ce que vient faire le fa bécarre de la mesure 18 que j’ai toujours trouvé tout moche, perdu qu’il est au milieu des fa bémols (en particulier celui de la basse avec lequel il fait une fausse relation).
    C’est quoi ? une gamme mélodique ascendante (alors que ça descend) ? un moyen d’éviter la seconde augmentée fab-sol ? une coquille ?
    Je ne sais pas s’il n’y a que moi que ça agresse, mais à chaque fois, ça me gache tout le morceau.
    Du coup je le joue bémol (et c’est peut-être ça la réponse à ma question, finalement).

  13. Cyr_Car dit :

    Une suggestion : faites un edit de votre partition expliquee sur la musique pour que les neophytes comme moi puissent apprehender l’analyse.

  14. shan dit :

    @Zviane.
    Je m’excuses c’était un peu(beaucoup) trop.

    J’apprécie vraiment tes derniers post. Personnellement je qualifie quelque chose qui me parait bon à sa capacité à stimuler mon imagination à me faire réagir.

    Connaître les règles c’est comme connaître de la technique, ça t’apporte tu peut plus aboutir à ce que tu veux.
    Mais je pense que parfois il faut être capable d’ignorer une règle pour aboutir à l’effet que l’on cherche..

    (je ne suis pas très claire dans ce que je dis … :/ fichue langue française )

  15. meyle dit :

    voici un exemple de magie musicale un peu détaillée..
    L’oeuvre originale Apollon Musagète est un ballet pour orchestre de cordes, la plupart des auditeurs croient entendre (et voir) un ballet romantique, mais les mélomanes, sous le timbre un peu uniforme de l’orchestre, quelque chose plutôt « XVIIe siècle français », avec ses rythmes pointés.. Ceux plus avertis (plus attentifs) perçoivent l’inventivité, l’ingéniosité notamment harmonique déployée par Stravinski dans toute l’oeuvre.
    Exemple : ces 40 secondes (mesures 50-70) extraites du premier tableau, ici réduites au clavier.
    « Ma musique n’est faite que d’os » dira le Stravinski de la maturité. Le clavier (malgré le son pourri) montre l’architecture savante, les choix inspirés, les virages delicats..
    https://www.youtube.com/watch?v=eoFIQyjzzUE
    Et voici le premier tableau en entier
    https://www.youtube.com/watch?v=zVhD_6ZtFuQ

  16. anon dit :

    hein?!

  17. zviane dit :

    Antonius: ah c’est drôle, moi ça me choque pas du tout ce fa bécarre! Au contraire, je le trouve tellement inattendu que je le trouve magnifique… Il pourrait y avoir tout plein d’explications pourquoi il fait pas le fa bécarre, je pourrais t’en inventer deux ou trois, mais c’est probablement pas ce qui s’est passé dans la tête de Bach, donc ce serait probablement n’importe quoi…

    Mon guess, en tout cas comment je le sens, c’est que dans la mesure 17, on entend une 7e diminuée. On a aucune idée dans quel ton on est; on module peut-être, ou c’est peut-être une dominante secondaire… la 7e dimunuée est symétrique, on peut la résoudre à plein d’endroits… on est dans une espèce de flou tonal. On est perdus! C’est seulement quand on entend le « fa bécarre mi bémol lab » qu’on peut se dire « haaaa on est en lab mineur! »; s’il avait fait un fa bémol, on serait resté dans le flou de la 7e diminuée. En ayant un fa bécarre, il renforce, confirme la nouvelle tonalité: mesdames et messieurs, nous sommes est bel et bien rendus dans le ton de la bémol mineur, il n’y a plus aucun flou. C’est donc pour « briser » la 7e diminuée.

    En tout cas, des fausses relations chromatiques du 6e degré, Bach en fait à la pelle dans le clavier bien tempéré (j’avais remarqué ça quand j’avais fait l’analyse harmonique de tous les préludes avec Luce, quand j’étais en maîtrise) et je dois avouer que j’adore ça… je me suis toujours demandée pourquoi ils nous empêchaient de faire des fausses relations chromatiques dans nos cours d’écriture, ça sonne tellement mordant, tellement eerie, tellement dramatique et weird à la fois, je sais pas comment dire… j’aime vraiment ça! :P

    Si tu sens que tu préfères le jouer bémol, joue-le bémol! Moi je le jouerais bécarre, mais si tu le sens vraiment bémol, c’est ton interprétation, c’est ta vision à toi du truc! Anyway, Bach est mort, il va pas te poursuivre :P

  18. zviane dit :

    Cyr_car: j’aimerais le faire à un moment donné, mais faudrait le faire sous forme de vidéo, pour qu’on puisse entendre. J’aurais envie de faire ça un jour! Vous comprendriez que l’analyse, c’est pas si *savant* que ça… (mais j’ai des tonnes d’autres projets qui vont passer avant, par contre…)

  19. Pierre dit :

    Bonjour Zviane,

    C’est dommage que tu te mettes en scène avec un « troll ». Ce procédé, qui te dresse en victime tout en décrédibilisant les arguments adverses, ne correspond pas à l’image de ton blog (j’ai plutôt l’habitude de le voir sur des blogs d’ados un peu idiots et tellement sûrs de leurs propres arguments).
    D’autant plus que tu gâches ainsi un raisonnement complémentaire au tien.

    La création artistique n’est pas qu’une question de règles et d’analyse, mais laisse aussi une large part à l’instinct. Les deux fonctionnent ensemble et ne se distinguent d’ailleurs plus beaucoup à partir d’un certain point, car les règles façonnent l’instinct, mais se basent également sur l’instinct.
    Au bout du compte, je suis d’accord avec toi sur l’importance d’une culture « technique » de la musique, mais ce n’est pas tout.
    Comme je ne saurais mieux le dire que Romain Rolland, je t’invite à lire cette page:
    http://books.google.fr/books?id=tJHhxiVW4E8C&pg=PA424&lpg=PA424&dq=missa+solemnis+romain+rolland+jean+christophe&source=bl&ots=YNvHxdOs5C&sig=GShjHNqg32jWIhaIzAuEii3zU18&hl=fr&sa=X&ei=5UTfU5MwhdPRBbr3gegI&ved=0CCcQ6AEwAQ#v=onepage&q&f=false

    En tout cas, merci pour tes notes.
    Pierre

  20. zviane dit :

    C’est pas faux. J’en prends note! Merci!

  21. zviane dit :

    Pierre: c’est corrigé. C’était effectivement une erreur.

    (mais c’était le fun à dessiner :P)

  22. Bonnet dit :

    La deuxième version est clairement meilleure :) .

  23. Saturnome dit :

    Bien vu, j’aimais pas trop le bonhomme à la pancarte non plus! Même si c’était plus dynamique.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.